04 – Oppedette – RandoCool – Le saut du Moine

04 – Oppedette
RandoCool – Le Saut du Moine
10 novembre 2018

 

Le déroulement :

Le petit groupe se retrouve sur le parking des gorges d’Oppedette pour se suivre en voiture jusqu’au parking du départ, près de la bifurcation de la D201 et le camping de Valsaintes.

Dès que tous le monde est près, c’est justement cette direction que nous allons suivre. La pluie a été abondante ces derniers jours, quelques gouttes sont tombées ce matin et en suivant cette piste, nous entendons une cascade en contre-bas. Nous avons quelques vues magnifiques du haut des gorges à l’est du Pied de la Chaux.

A Valsaintes, nous bifurquons sur la droite jusqu’au virage suivant. Là, sur la droite, nous prenons un sentier. Bientôt le sentier se joue de nous, apparaissant, disparaissant pour réapparaître plus loin mais nous aurons enfin un sentier bien marqué à suivre jusqu’à un écart qui nous offre une vue magnifique depuis un belvédère.

Nous remontons vers le sentier que nous allons suivre jusqu’à rejoindre une large piste que nous allons maintenant descendre. Quelques épingles à cheveux, toujours vers le bas et bientôt nous sommes au Saut du Moine.

La pause est longue et nous sommes nombreux à prendre de multiples photos tant l’endroit est plaisant. Bien qu’il soit un peu tôt nous décidons de faire la pause pique-nique ici. Un détachement du groupe part explorer les environs pour trouver l’aven du Saut du Moine. La zone est très accidentés et bientôt nous sommes devant ce trou naturel, étroit, dont l’accès est protégé par … un lit et un sommier de lit métalliques.
La redescente est aussi périlleuse que la montée et nous déconseillons au reste du groupe de monter à l’aven.

Après cette longue pause il nous faut repartir par une belle piste un peu inondée et un passage à gué un peu périlleux.

Nous arrivons à un parking qui donne un accès rapide au Saut du Moine (sans la randonnée) et nous prenons un instant la route que nous quittons à gauche du pont.
Là, nous souhaitons éviter de passer et repasser le cours d’eau le long du GR4-GR69 et suivons un instant le long du champs mais nous devons descendre vers l’eau. J’avoue, au passage ne pas très bien comprendre comment non pas un mais deux GR peuvent ainsi passer tantôt d’un coté, tantôt de l’autre de cette petite rivière. Arrivés en bas de l’ancienne abbaye de Valsainte, je pense que tout le monde a bien été obligé de mettre au moins une fois le pied dans l’eau !

Si nous sommes contents de quitter ce petit cours d’eau, nous le sommes moins de voir ce que nous gagnons à la place … une montée, la première vraie montée de la journée. Le problème c’est qu’elle est raide et un peu longue pour des randonneurs fatigués d’avoir pataugé, qui ont les pieds mouillés, …

Heureusement, cette montée nous propose quelques belles vues et n’est pas si longue que ça. Nous arrivons à l’ancienne abbaye et le bonheur arrive avec la descente, longue, agréable, qui nous ramène directement aux voitures.

Un thé chaud partagé et le groupe se sépare.

La carte :
Estimations :
  • Longueur : 7 km
  • Dénivelé cumulé : 110 m
  • Géocaches : 1

Les photos :

La carte interactive (possibilité de télécharger la trace) :

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La vue 3D du circuit
faire une avancée quand le déroulé fait une pause, c’est à cause du pique-nique !

 

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04 – Saint Maime – RandoCool – La crête du Grand Tatet

04 – Saint Maime
RandoCool
La crête du Grand Tatet

3 novembre 2018

La carte :

Le résumé :

Cela faisait un bon moment que je voyais la cache multi de Saint Maime crée par Stellanou, une amie géocacheuse. Cette cache n’est pas trop loin. Il fallait programmer une randonnée mais le secteur ne permet pas de faire un tracé une assez long. Cette crête oblige à faire un aller-retour alors que je préfère les boucles. J’ai donc remis, remis sans cesse, cette cache.
Et puis récemment, j’ai décidé que « c’est bon, assez repoussé », j’organise la la rando au départ de la route entre Volx et Mane pour monter au village, la chapelle (j’ai déjà cette cache à mon actif), le château et faire tout le long de la crête, une boucle au bout (pour trois autres caches !) et retour par le même chemin.
Et puis la pluie est annoncée et je dois remettre encore une fois.
Aujourd »hui, c’est bon, il fait beau, on est un petit groupe de 7 personnes dont trois géocacheurs, Nicoulina est dans le groupe et Marie-Françoise est la touriste du géocaching. On se lance !

On commence par l’église Sainte Maxime.

L’église paroissiale Saint-Maxime est d’abord construite au xive siècle. De cette époque sont conservées la chapelle latérale (dont les consoles sont sculptées de têtes humaines, d’un loup et d’un agneau et une partie des murs, dont la fenêtre trilobée de la façade occidentale. Elle possède un campanile en ferronnerie remplaçant le clocher originel détruit par la foudre mais ce dernier est vide. Les cloches sont plus bas.

Nous traversons le village et je suis très agréablement surpris de voir une rareté : une cabine téléphonique publique ! C’est une catégorie de waymark rarissime … mais la cabine est vide. Pas de waymark à faire ici ! Nous continuons notre promenade, passons devant une antique Simca Aronde et nous quittons la partie habitée du village pour bientôt atteindre la chapelle Sainte Agathe, le château et son donjon ou tour de guet.

La chapelle Sainte-Agathe et la tour du château comtal ont probablement été construites au douzième siècle. Outre quelques pans de murs restants, elles sont les seuls témoins de ce château qui demeurent encore.
En 1220, Raymond Bérenger V de Provence, Comte de Provence épouse Béatrice de Savoie. Certains historiens pensent qu’ils ont résidé dans ce château avec leurs quatre filles : Marguerite, Eléonore, Sancie et Béatrice qu’on nomme « les quatre Reines ». Certains pensent que cette histoire relève de la légende. Au xive siècle, le château appartient au seigneur des Agoult et dépend de la vicomté de Reillanne. Au seizième siècle, il devient propriété du Marquisat d’Oraison. Depuis, il est en ruine.

La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du quatre mars 1928 avec le château. Je vais donc pouvoir faire quelques waymarks (chapelle, vielle église, église médiévale, château fortifié, monuments historique, Scenic Overlooks, …) !

Nous trouvons rapidement la cache de la chapelle et nous continuons note quête de la multi vers la tour du château. Une fois tous les éléments en main, nous projetons le lieu supposé de la cache obtenu par la récolte des éléments et nous reprenons la route confiants car c’est bien sur la crête.

Maintenant, on nage dans le bonheur avec de magnifiques paysages : la Roche Amère, le massif de Bellevue, Dauphin, Reillanne, Les dômes de Saint Michel l’Observatoire, Mane, Forcalquier, … Et plus loin, la cache !

Nous trouvons facilement la cache mais le col de la boite, sans être excessivement étroit, empêche le journal qui s’est déroulé de sortir. Un couteau est nécessaire et sans l’abîmer, je réussi à le sortir. Ouf ! Une fois les signatures mises, je demande si quelqu’un a un élastique … personne dans le groupe. Je me fouille … et c’est bien sûr ! J’ai un petit sachet. Je mets le journal dans le sachet, je mets le sachet dans la boite et le haut du sachet dépasse. On peut tirer sur le sachet pour extraire le tout sans rien abîmer ! Je laisse un p’tit PF car cette cache, bien placée le mérite.

Cette crête a été un vrai bonheur mais maintenant, nous aurons moins de beaux paysages car la partie de la crête s’élargit et nous sommes en sous-bois. Plus loin, on dérange un sanglier. On ne peut le supposer car nous n’avons rien vu mais j’ai assez clairement entendu un grognement suivi du bruit d’un animal qui détale.

Avant d’entamer la boucle, on se dit que l’endroit est sympas pour le pique-nique et on s’installe. Ça tombe bien, c’est l’emplacement de la troisième cache du jour. Quel hasard ! Les deux géocacheurs du groupe se mettent en chasse de la cache et c’est bredouille que vingt minutes plus tard, on s’installe pour manger.
Après le repas, je ne sais pas si le rhum y est pour quelque chose mais on ne fait pas mieux. Tant pis !
On va partir vers la gauche pour la descente et on remontera par les autres caches pour repasser ici et rentrer à Saint Maime. Trois randonneurs décident de nous attendre là.

La descente est agréable avant d’avoir une courte partie de goudron et c’est bientôt le retour sur le sentier qui va nous permettre de remonter vers la crête.

Arrivé sur l’emplacement de la cache, je vois une belle souche. Je tape dessus pour attirer l’attention de Nicoulina en lui disant que je pense avoir trouver l’emplacement quand une abeille sournoise sort du trou. Je sort mon appareil photo mais une seconde, une troisième et toute une escadrille en règle d’abeilles nous prend en chasse. N’écoutant que notre courage et notre connaissance approfondie de la forêt et du milieu sauvage … on prend la fuite en courant.
Au bout d’une cinquantaine de mètres, alors que l’on est en droit de penser raisonnablement être sortis de leur zone, j’entends que l’une d’entre elle au moins me piste toujours alors que les autres randonneurs semblent plus tranquilles. Je m’agite, secoue ma tête avec ma casquette mais je l’entends toujours qui bourdonne dans mon oreille … sale bête !
Une amie s’approche me dit que y’a rien … mais je l’entends qui bourdonne !
Elle envoie la main et se rend compte que cette saleté est dans le col de ma chemise. La randonneuse, ma sauveuse (je suis à la limite de la crise de nerf), l’écrase et elle tombe au sol. On repart mais j’entends à nouveau un bourdonnement. Observation ? Rien … Mais je l’entends !
Cette autre sale bête est dans ma casquette que j’agitai plus tôt pour me débarrasser de la première que personne ne voyait, dans le col.
Pour éviter un troisième membre de cette unité d’élite on repart. Pour la cache, ben on s’en tape un peu dans l’histoire car dans notre malheur d’avoir été pris en chasse par une escadrille d’abeilles particulièrement agitées … et bien personne n’a été piqué !

Arrivé sur le site de la cinquième cache, on trouve ce qui correspond à l’indice. On cherche autour, on cherche dessous et que dalle. Bon après, ok, on est partis chercher une micro au milieu de nulle part. Fallait un peu s’y attendre. Moi, les macros, je les mets en ville ou à proximité immédiate. En plein milieu de nulle part, je mets des boites plus grandes, capable de détenir des TB par exemple.
Comme on doit encore refaire toute la crête et redescendre au pied de St Maime, on abandonne vite. Je ne suis pas à une cache près et là, j’en laisse trois : celle du repas, celle de la ruche et celle-ci … tant pis !

On récupère les trois randonneurs laissés le matin et on reprend notre périple par sa partie la plus agréable, la crête, d’abord par le sous-bois puis par la partie dégagée qui nous permet quelques très belles vues sur notre si beau département (et je rappelle que je ne suis pas chauvin. Si je dis que notre département est le plus beau, c’est vrai).

Le temps d’une pause, Nicoulina et moi, benchmarkeurs accomplis, nous nous interrogeons sur une repère rencontré le matin qui n’était pas trop notre priorité mais qui le devient maintenant que nous sommes débarrassés des géocaches, de la plus grande partie de la randonnée et qu’il ne nous reste plus que très peu de route à faire. Le repère est-il un repère IGN ? Lors de la préparation de la randonnée, j’avoue ne pas trop avoir regardé en haut si nous aurions un site géodésique. Je sors donc mon smartphone et l’application de l’IGN me confirme que oui … mais sa description nous laisse un peu dans l’étonnement. Les coordonnées semblent bonne mais la description pas du tout. Il n’existe qu’un seul moyen d’être sûr … finir la randonnée puisque nous devons repasser à cet endroit.

Une fois sur place, on confirme les coordonnées mais sur un endroit aussi étroit, on doit bien avouer que rien ne ressemble à l’indication fournie par l’IGN : un bloc de béton avec un piquet en fer à son sommet. De retour à la maison, j’ai accès à la fiche détaillée et si le repère vu est le bon, il aurait dû être à 2, 57 m d’un autre, décrit sur la fiche simplifiée et c’est ce dernier qui est absent. Nous avons croisés des chevaux sur la crête. Je pense que les cavaliers voyant un bloc de béton avec un piquet en fer à son sommet, juste sur une partie étroite on tout simplement tout foutu en l’air dans le mépris le plus total du respect de la propriété de l’IGN.

Le passage au château, à la chapelle, au village, à l’église ne sont alors plus qu’une formalité et bientôt nous partageons le thé de fin de rando.

Les informations techniques estimées :

  • Longueur estimée : 10 km
  • Dénivelé cumulé : 265 m
  • Géocaches : 5

Les photos de la journée :

La carte interactive (possibilité de télécharger le GPX) : 

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Une photo à 360° prise sur la crête :

360Cities

04 – Saint Martin de Brômes – RandoCool – L’oppidum et le Colostre

04 – Saint Martin de Brômes
RandoCool

L’oppidum et le Colostre

20 octobre 2018

CoA fr Saint-Martin-de-Brômes 04

La carte :

Le résumé :

Le groupe de onze personnes se retrouve sur la parking du terrain de pétanque de Saint Martin de Brômes, par une journée qui promet d’être agréable, pour cette randonnée.
Nous démarrons par la traversée du village. Rapidement un ami attire mon attention sur une gypserie au dessus de la porte d’une maison. Le groupe s’arrête pour faire des photos et le propriétaire sort de chez lui pour nous proposer de voir autre chose. Il nous fait alors visiter son « musée garage ». Sa voiture est garée au milieu mais tout autour, jusqu’à une hauteur de deux mètres on peut voir une bonne centaine de tableaux de tous types : fusain, crayon, peinture, … Le village de Saint Martin de Brômes mais aussi des paysages des environs sont reproduits ici et là, sur des tableaux accrochés aux murs.

Après la visite du garage de ce très sympathique saint martinôme, nous repartons. Plus loin, je repère un cadran solaire. Un site internet essaie de présenter tous les cadrans solaires de France. Celui-ci n’y est pas et je l’enverrai à son administrateur pour qu’il soit ajouté.
Bientôt, nous sommes au Castelleras.

Ce promontoire qui surplombe le village est ainsi nommé. En provençal, cela signifie ancien château, château en ruine ou simplement ancien lieu fortifié. Cette haute tour construite au XIV est attribuée à tord aux templiers. Elle servait de tour de guet et d’entrepôt pour l’impôt seigneurial. Transformée plus tard en pigeonnier, elle abrite aujourd’hui l’horloge communale.
Tout près, également au sommet, l’église est attestée depuis l’an mile quarante deux, date de sa donation à l’abbaye de Saint Victor de Marseille. La nef fut construite au douzième siècle. Au seizième siècle, elle a été agrandie d’un bas-côté de style gothique.
Entre la tour et l’église, le site est celui des aires, c’est ainsi que l’on nome une surface de terre battue, plane, où l’on séparait le grain de la paille à l’aide de fléaux ou d’un rouleau tiré par des bêtes de trait. Ce lieu était généralement en hauteur pour que le vent emporte la paille en laissant le grain.

Après quelques photos, nous descendons, passant devant une gypserie représentant Saint Martin dans ce qui peut être considéré comme son iconographie la plus courante de l’hagiographie médiévale (scène de la vie d’un saint). On le voit à cheval, en soldat (il a une arme) et donne son manteau à un mendiant nu.

Cette représentation dont l’origine est attribuée à Van Dyck, au dix-septième siècle a connue quelques dérivés : on le voit tantôt en soldat, tantôt en évêque. On le voit très souvent sur un cheval, mais en Allemagne, il est souvent à pied. Le mendiant n’est pas toujours nu. (source : http://surlespasdessaints.over-blog.com/article-representations-de-saint-martin-113520382.html)

Nous passons ensuite devant une maison avec une très grande baie vitrée et sommes étonnés car au milieu de la nature, cette construction aurait sans doute été agréable mais en plein centre ville, en bas d’une descente, tout le monde voit ce qui se passe dans cette maison, privant ses occupants de tout intimité. Caprice d’architecte ? Nous ne le saurons pas.

Bientôt les maisons s’espacent, nous passons sur le pont au dessus du Pinet, un affluent du Colostre, et nous sortons du village pour gagner la campagne.
Une large piste carrossable s’offre à nous et nous progressons en direction du ravin des Détroits, à l’ouest. Après deux kilomètres nous cherchons un sentier qui s’élève au nord et avons un peu de mal à le trouver. Ce n’est qu’un très modeste sentier, emprunté principalement par les sangliers au vue des traces au sol. Nous sommes dans la zone dite de Buffe Arnaud.

L’oppidum de Buffe Arnaud se situe sur le territoire de Saint Martin de Brômes, en bordure du plateau de Valensole, incliné nord-est/sud-ouest. Son altitude moyenne est de 550 m et possède d’excellentes protections naturelles: au sud et à l’est le confluent du Verdon et du Colostre marqué par la présence de gorges profondes, et à l’ouest le ravin des Détroits. L’analyse carto-photographique du secteur montre que de nombreux chemins convergent vers le site quiconstituait notamment un passage obligé entre la basse Provence et le pays de Riez. Les travaux menés sur la région notamment par A.-M.Balac et Ph.Borgard indiquent une implantation humaine importante dès la Préhistoire ancienne, âge du fer. Cet oppidum de Buffe Arnaud a été partiellement exploré au cours de fouilles préventives rendues nécessaires par l’élargissement de la route départementale 952 qui le contournait jusqu’alors. Ce site était pratiquement inconnu avant ces fouilles et était déjà été en partie détruit par des travaux, les plus anciens, ceux de la route dite “romaine” utilisée jusqu’au XIXe siècle comme l’indique la lecture du cadastre “napoléonien”.
Source : Un témoignage de la chute de la Confédération salyenne? L’oppidum de Buffe Arnaud (Saint-Martin-de-Brômes, Alpes de Haute Provence),

Bientôt nous décidons d’une halte car une cache est par là ! Le groupe s’installe et les deux géocacheurs partent à la recherche de la boite, vite trouvée. Nous repartons et essayons de trouver quelques vestiges mais la nature a tout recouvert et nous rejoindrons bientôt une nouvelle piste qui longe le ravin des Détrois. Nous avons maintenant une vue sur le barrage de Gréoux les Bains mais le soleil, dans le même axe, ne nous permet pas de faire de belles photos. Nous trouvons la cache, qui nous offre cette vue magnifique sur la vallée en contre-bas et cet ouvrage industriel.

Le barrage de Gréoux est un ouvrage hydroéléctrique sur le Verdon, dans la commune de Gréoux-les-Bains. Il permet une retenue d’eau d’un volume de 80 millions de m³, le lac d’Esparron, qui alimente la centrale de Vinon et le canal de Provence. Cet édifice appartient à EDF et fournit 170 millions de kWh par an. C’est un barrage en terre de 260 m d’épaisseur à la base, haut de 67 m et long de 220 m. Les travaux ont commencés en 1963 pour se finir en 1967.

La descente s’avère délicate car si la piste est bien marquée et large, le terrain est en pente et compte de nombreuses pierres qui glissent sous les pieds. Nous allons à vitesse réduite et bientôt nous sommes sur le pont du ravin des Détroits où nous prenons quelques photos de groupe. La, l’organisateur rate une opportunité en décidant de continuer par la route D952 sur deux cents mètres puis de revenir par la la D315 sur la même distance alors qu’une grande canalisation de 30 mètres environ, nous aurait permis de passer directement à proximité du lieu du pique-nique, la confluence du Colostre dans le Verdon.

Le Colostre est une rivière qui prend naissance sur le territoire de la commune de Saint-Jurs, à proximité du Serre de Montdenier, à mi-chemin entre les villages de Saint-Jurs, de Majastres et de Moustiers Sainte-Marie, sur les pentes du massif de Montdenier, en récupérant les eaux des différents ravins. En suivant la direction du sud-ouest, le Colostre arrive à proximité de Puimoisson où il longe l’aérodrome mais ne traverse pas le village. La rivière coule suivant la même direction jusqu’à Roumoules, arrosant le village. Quelques kilomètres plus loin le Colostre atteint le village de Riez et passe tout près des colonnes romaines. A la sortie du village, l’Auvestre vient de se jeter dans le Colostre sur sa rive droite. La direction reste sensiblement la même, et le Colostre arrive à Allemagne-en-Provence, non loin du château, puis le Colostre longe Saint-Martin-de-Brômes. C’est en sortant du village qui démarrent les Gorges du Colostre, qui sont restées sauvages et qui n’attirent pas une foule de touristes, mais seulement quelques randonneurs amoureux de nature sauvage, qui auront peut-être la chance de croiser quelques truites fario ou même des castors ! Il est ensuite temps pour le Colostre de se jeter dans les eaux majestueuses du Verdon, sur la commune de Gréoux-les-Bains, en aval du Lac d’Esparron et du Barrage de Gréoux-les-Bains, sur un site classé depuis 1944. Le Colostre coule généralement toute l’année, avec une eau fraîche même l’été qui permet aux randonneurs de se rafraîchir en longeant son cours. Les rives du Colostre sont souvent ombragées par la ripisylve. A noter également qu’au contraire des voisines Gorges du Verdon, il n’y a pas de sports d’eaux vives praticables dans les Gorges du Colostre. ((source : http://www.notreprovence.fr/provence_riviere_colostre.php)

Juste en amont de la confluence, des rochers ronds, ondulés, près d’un mur de soutènement, offrent un endroit idéal pour notre pause du pique-nique. Deux randonneurs se déchaussent pour tremper les pieds dans l’eau mais la rivière est froide toute l’année ici. Nous ne sommes qu’à 900 m du bas du barrage de Gréoux les Bain.

Ce barrage destiné à une centrale hydraulique d’éclusée ou de moyenne chute est caractérisé par un débit moyen et un dénivelé assez fort avec une chute d’une dizaine de mètres. L’eau arrive du fond du lac, avec une forte pression pour alimenter une turbine horizontale. L’eau s’écoule ensuite en contre-bas. Ce type de centrale hydraulique ne rejette donc que de l’eau stockée au fond du barrage, une haut froide ! Les centrales hydrauliques installés sur des cascades, ont en bas, une turbine verticale et l’eau qui s’en échappe a la même température moyenne qu’en haut de la cascade, en surface. La succession des ouvrages du Verdon (Castillon, Chaudanne, Sainte-Croix, Quinson et Gréoux-les-Bains) sont tous du même type et tous rejettent une eau de fond de barrage, une eau froide.

Après le pique-nique arrosé de rhum aux agrumes, nous attaquons la remontée, du Colostre par une nouvelle cache, dans la glacière du Colostre. Une glacière, en Provence, est une cavité, naturelle ou artificielle, étroite, sans aération, où la température reste négative ou basse tout au long de l’année, permettant un stockage naturel de la glace ou d’aliments. Nous essayons de faire aussi vite que possible car nous sommes dans le noir et qu’il fait froid !

Bientôt nous attaquons vraiment la remontée du Colostre par un sentier rendu particulièrement agréable par la végétation luxuriante. Les feuilles des différents arbres, arbustes, jouent avec tous les tons de vert, d’orange de de rouge. C’est magnifique. La rivière que nous longeons, sauvage, coupée de troncs d’arbres en travers, contribue à nous rendre l’endroit si agréable que nous en oublions une cache ! Le groupe fait une pause sur une plage et les deux géocacheurs repartent en arrière sur trois cent mètres pour réparer leur erreur. A notre retour le groupe se remet en marche. Plus loin, un pont est tendu entre les deux rives. Il est en piteux état. Plusieurs planches sont manquantes ou pendent. Il est pourtant réparable car nous sommes devant un ouvrage en bois posé et fixé sur deux rails de chemins de fer fixés sur les rives, sur des rochers.

Bientôt le sentier devient moins accueillant, plus physique, car des arbres sont en travers d’une zone étroite et nous devons quitter les sacs pour passer sous les obstacles. Nous sommes sur des rochers glissant et toute chute nous amèneraient … dans l’eau du Colostre ! Ces zones se succèdent mais nous finissons tous par en sortir indemne. Un nouvel obstacle ne présente à nous, le ravin du Payanet qu’il nous faut descendre puis remonter pour le traverser. Si autrefois l’endroit était assez technique, il est aujourd’hui aménagé et se passe sans grand problème. Nous arrivons enfin à proximité de la dernière cache de la journée, en face de Saint Martin de Brômes. Sur ce sentier nous avons de très belles vue sur le le village.

La dernière difficulté, un rocher a descendre, en mettant le derrière au sol pour certains car la marche est assez grande se passe sans problème et nous sommes devant deux ânes. Tout près la Safr’anerie propose des promenades avec des ânes. Nous nous arrêtons pour caresser deux d’entre eux et nous regagnons le village, de l’autre coté du pont en pierre sur le Colostre.

Le thé glacé de fin de rando est partagé et le groupe se sépare.

Les informations techniques  :

  • Longueur estimée : 10 km
  • Dénivelé cumulé : 171 m
  • Géocache : 8

Les photos de cette journée :

La carte interactive (possibilité de récupérer la trace)  :

04 – St Laurent du Verdon – RandoCool – Les gorges et les lacs – 13 octobre 2018

04 – St Laurent du Verdon – RandoCool 
Les gorges et les lacs

13 octobre 2018

Blason Saint Laurent du Verdon Blason Montpezat

La carte :

Le résumé :

Par une belle journée d’automne, le petit groupe d’une dizaine de randonneurs se retrouve sur le parking devant le château de Saint Laurent du Verdon.
Nous commençons par traverser le village en direction de la mairie et du lavoir entièrement restauré de ce petit village.
Nous nous dirigeons alors plein sud vers la chapelle Notre Dame, sur une petite colline. Elle abrite une géocache vite débusquée.
Nous nous dirigeons alors vers l’est et les gorges du Verdon. Là, ce n’est pas une surprise mais le niveau de l’eau est bas, très bas.

Le barrage de Quinson est un barrage de France qui se situe sur le cours du Verdon. Mis en service en 1975, il a une fonction de production électrique et anciennement d’irrigation via l’ancien canal du Verdon, en aval. Comme beaucoup des barrages des Alpes de Haute Provence, premier département producteur d’énergie hydraulique en France, celui de Quinson est barrage voûte , dénommé ainsi en raison de sa forme arquée caractéristique. La forme courbe de ces barrages permet de reporter les efforts dus à la poussée de l’eau sur chaque côté des rives, le barrage décrit donc un arc sur le plan horizontal. Ce type de barrage est utilisé dans des vallées étroites disposant de versant très rigides afin de supporter le poids de l’eau.
Tous les 10 ans environs, les évacuateurs de crue du barrage et la vanne de tête du groupe de production du barrage de Quinson, doivent faire l’objet de vérifications et d’opérations d’entretien.
Les travaux envisagés sur la vanne de tête consistent à expertiser certaines parties de l’ouvrage et à remplacer le joint d’étanchéité. Pour l’évacuateur de crue, une expertise générale de l’ouvrage est réalisée et plusieurs pièces remplacées.
https://goo.gl/VHQLwr et https://goo.gl/TYJjLr

Nous allons maintenant longer ces gorges en les contemplant telles qu’elles étaient avant la construction du barrage, avec le Verdon qui s’écoule en bas.
Arrivés au pont entre Saint Laurent du Verdon, dans les Alpes de Haute Provence et Artignosc du Verdon, dans le Var, nous surplombons le Verdon et pouvons voir l’étendue, à sec, du lac d’Artignosc où je suis déjà venu la semaine dernière.
Nous allons maintenant descendre vers ce lac à sec. Il représente un carré de 500 m de côté environ et ne fait que 10 m de profondeur sur la majeure partie de son étendue, sauf au passage du Verdon qui s’écoule dans des gorges d’une trentaine de mètres de profondeur, habituellement masquée par le lac.
Si ce côté du lac est également recouvert d’algues blanches se desséchant au soleil, je note que la couche est moins épaisse que du côté d’Artignosc.
Un pont habituellement immergé et construit bien avant que le barrage ne recouvre toute cette étendue d’eau est visible et accessible (bien que ce soit interdit). On note que de ce coté du pont, et du lac, on peut voir du goudron sur la route qui autrefois permettait d’y accéder alors que côté Artignosc, les algues forment une couche plus épaisse.
Nous contournons le lac et décidons d’une pause avant de commencer à monter au sommet de la colline de Côteau Chiron. De belvédères en points de vue, nous longeons à nouveaux des gorges au fond desquelles la Verdon semble un peu s’écouler lentement, comme un fainéant.
Arrivés au sommet, la faim nous fait presser le pas et nous attaquons la redescente vers le lac de Montpezat.
Là, surprise … Si le lac d’Artignosc est peu profond, traversé par des gorges qui le sont, celui de Montpezat, deux fois plus grand, est profond sur une plus grande partie de sa superficie. Si le lac d’Artignosc est recouvert d’algues en décomposition, celui de Montpezat n’en a que très peu car son fond, ses cotés, sont beaucoup plus recouverts de roches. Les abords, en grande partie, sont plus nus.
Sure une carte, j’ai même noté que si le Verdon est le seul moyen de remplir le lac d’Artignosc, de nombreuses petites rivières, coté ouest, semble alimenter également celui de Montpezat.
Les deux lacs ne sont distants que d’un kilomètre et demi mais si, recouverts d’eau, ils sont si semblables, ce n’est plus du tout le cas quant ils sont vidées de leurs eaux !
Là, nous prenons une longue pause le temps du pique-nique, de la sieste, et de prendre des photos dont une à 360°
Il faut cependant repartir et le groupe se reforme pour la montée vers le hameau abandonné des Angles.
Une dernière surprise attend encore les participants car avant de regagner le village, je les entraîne vers un totem nommé « Un peu de culture au milieu d’un champ » qui indique, par de nombreux petits panneaux les directions et les distances qui nous séparent de villes lointaines telles Sidney, Moscou, Rio de Janero, …
Après quelques photos nous regagnons les voitures et le rituel thé glacé de fin de randonnée.

Les informations techniques estimées :

  • Longueur estimée : 10 km
  • Altitude Mini : 294 m
  • Altitude Maxi : 476 m
  • Dénivelé total du parcours : 166 m
  • Cache : Une dizaine

Les photos :

La trace GPS et la carte interactive :

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La photo à 360°

 

83 – Artignosc sur Verdon – RandoCool – La pierre des 3 blasons – 6 octobre 2018 – 352e

 

83 – Artignosc sur Verdon – RandoCool – La pierre des 3 blasons – 352e

6 octobre 2018

 

Le résumé :

Le petit groupe de 5 randonneurs se retrouve près du pont entre le Var et les Alpes de Haute Provence pour une randonnée que je connais déjà pour l’avoir déjà faite en janvier 2017.
Si j’ai voulu revenir aujourd’hui c’est pour le spectacle que nous arons au début de la marche, depuis le pont : le barrage de Quinson a été vidée pour la maintenance décennale et le lac d’Artignosc est à sec. Cette étendue (approximativement un carré de 500 m de coté) habituellement immergée nous offre un décor totalement différent.
Nous constatons que le lac n’est en général pas très profond 398 m d’altitude alors que le niveau de l’eau est de 409 m. Ce n’est cependant pas le cas sur toute la zone car du nord arrivent les gorges qui traversent dans un zig-zag le lac. Au fond de ces gorges, je pense que le niveau descend à -30 m au moins.
Après le pont, nous descendons vers cette étendue que nous longeons pour remonter vers un setier que nous ratons … Nous revenons et attaquons cette partie ombragée qui de Belvédères en belvédère va nous offrir entre de belles vues sur ce décors inhabituel.
Quittant le bord du Verdon, nous partons vers l’est pour gagner cette pierre aux trois blasons mentionnées sur les cartes IGN.
Avant d’être fixées définitivement, les limites séparant Montpezat des localités voisines Baudinard et Artignosc, donnèrent lieu à une multitude de contestations et de querelles entre habitants des trois villages, si bien qu’en 1733 il y eut vérification et rétablissement des limites de Baudinard avec Montpezat et nomination d’experts. En 1739, députation du greffier de Montpezat à Aix pour consulter sur le procès intenté par le seigneur de Baudinard et la communauté d’Artignosc, au sujet des limites du territoire. Enfin en 1742, une transaction est établie entre les communautés de Baudinard, Artignosc et Montpezat, les limites sont fixées au « trifinium », point de jonction des limites des trois territoires. Et c’est en 1743 que fut posée à cet endroit précis situé dans le val Valour une pierre de bornage.
Cette pierre existe encore, elle porte sur trois faces les armoiries respectives des seigneurs des 3 territoires devenue 3 communes. 

Peu de temps après, bien qu’il soit juste midi, nous profitons d’un espace dégagé pour nous installer pour le pique-nique car la plus jeune du groupe commence à râler auprès de sa maman. Elle a faim !
Nous repartons et passons devant des chasseurs cherchant un chien égaré du mauvais coté du Mau Vallon. Ils ont faits une bonne chasse et un sanglier est solidement fixé à leur voiture.
Nous continuons et faisons un petit aller-retour pour aller voir l’ancien prieuré de Valmongne, aujourd’hui propriété privée.
Nous reprenons les sentiers pour le retour en passant par lz sentier des charbonniers, facilement identifiable aux zones noires mêlées de charbons et de terres, issue des tumulus de bois brûlés.
Nous sommes bientôt de retour près du lac, du pont … et des voitures.
La carte :

Estimations :

 

Longueur : 12 km
Géocaches : une quinzaine

La trace :

Les photos  :

84 – A la découverte de Cucuron – Géocaching & waymarking

A la découverte de Cucuron

Géocaching & waymarking

29 septembre 2018

Résumé

Nous sommes 5 randonneurs au départ de cette visite du village. Nous nous retrouvons devant l’office du tourisme où nous demandons des infos sur les emplacement de particularités insolites de Cucuron, comme les cadrans solaires. Si l’office du tourisme peut nous remettre un plan commenté, avec les points de passages importants on ne peut nous indiquer les emplacements des cadrans solaires.

Je sais qu’il y en a 7, notre challenge sera donc de les trouver.

Nous aurons un autre challenge. J’ai trouvé sur internet quelques vieilles cartes postales ou photos et j’en ai imprimé certaines. Nous devront retrouver chacun clichés dans les lieux où elles ont été prises et j’essaierai de les refaire.

Le dernier challenge sera de trouver les 6 géocaches de Cucuron.

La randonnée commence par le centre ville. Le portail de l’étang est notre première étape où nous trouvons l’emplacement de la première carte postale. Nous continuons par quelques photos du lavoir puis montons vers la glacière, un édifice de forme ronde. La Tour Sus-Pous est notre étape suivante où nous profitons d’une belle vue sur les toits de la ville où a été tourné le film de Jean-Paul Rappeneau, « le Hussard sur le toit », en 1994.

Nous continuons notre par la découverte du premier cadran solaire près de la porte de l’étang, face à une fontaine puis nous trouvons la première géocache du jour dans une gouttière. Nous montons encore pour les voir les derniers restes des fortifications et l’hospice devenu maison de retraite, objet d’une photo ancienne.

L’église Notre Dame de Beaulieu et sa géocache sont notre étape suivante. Nous en profitons pour photographier l’orgue, les vitraux … et des os, conservés, de Sainte-Tulle. Face à l’église on trouve aussi le passage de Sainte-Tulle (un escalier). Je ne savais pas qu’elle avait un lien avec Cucuron. De mémoire, elle est née à Beaumont de Pertuis et est enterrée (sauf pour ces os) dans la chapelle à l’entrée de Sainte-Tulle.

Dans la descente de la rue de la chapelle des filles, nous passons devant un musée créé par un érudit local ayant légué ses biens à la commune. Ce musée a eu durant des années un habitant célèbres, un chat aujourd’hui décédé qui fait l’objet d’un reportage sur youtube (La gatta del Musee Marc Deydier de Cucuron (Provençe)). Nous continuons la visite par un lavoir, une fontaine, un cadran solaire et une vue présente sur une photo ancienne.

Nous continuons vers une place où une fontaine, près de la tour de l’horloge est très vite identifiée comme étant une nouvelle carte postale. En discutant avec un passant, nous apprenons que deux cadrans solaires se font face un peu plus bas et nous nous précipitons pour les photographier. Le premier, bien visible est très différent de ce que l’on voit d’habitude. C’est une plaque, dans un coin du carré qui projette une ombre sur des barres obliques dessinées. Le cadran qui lui est opposé, dans cette rue, est presque entièrement recouvert de végétation. Nous l’aurions raté !

Plus bas sur la droite, un lavoir et une nouvelle photo pour la tour de l’horloge depuis la rue du Vallat. Nous rebroussons chemin pour la rue du portail de Pertuis vers la route de Saint Victor. Nous revenons vers le village par le chemin de la Ferrage, son cheval, son âne, sa biquette, … et sa Tour St Victor, objet d’une nouvelle géocache.

Retour vers le centre ville pour récupérer les voitures car il est midi et que nous avons décidés de nous approcher de la chapelle de l’ermitage, tout en haut, bien au-dessus de Cucuron. 700 m de marche sur un petit sentier … et nous sommes arrivés. Une table nous attend et le temps de faire quelques photos, on prend notre pique-nique. Après le rhum de randonnée bu, on cherche la géocache (normal !) et nous apprêtons à redescendre quand une horde de touristes parisiens débarque. Nous discutons avec eux, leur apprenons ce qu’est le géocaching, les aidons un peu pour trouver leur première et nous redescendons vers les voitures et le reste de la visite.

Une fois garés, nous prenons quelques photos près du bassin qui, comme une grande bâtisse à proximité fait l’objet d’une photo ancienne. Nous montons vers une petite crête sur laquelle nous trouvons un nombre assez impressionnant de coquillages pris dans les rochers. Nous profitons de très belles vues sur le village. Nous nous arrêtons devant une grotte pour une nouvelle géocache et revenons vers le centre, le donjon Saint Michel et le reste de la partie la plus ancienne du village. La dernière partie nous fait chercher vainement une géocache près des terrains des sports.

En remontant vers les voitures, nous trouvons un dernier cadran solaire que nous n’avions pas vu plus tôt. Avant de regagner les voitures nous faisons une halte à la terrasse d’un bar pour nous rafraîchir (il a fait très chaud) et nous retrouvons les parisiens de la chapelle qui eux aussi font halte près de ce grand bassin.

Aux voitures, nous partageons encore le thé glacé rituel de fin de rando et nous nous séparons après une journée bien remplie.

Les photos :

 

04 – Le Redortiers – RandoCool – Les bergeries du Contadour

04 – Le Redortier
RandoCool
Les bergeries du Contadour

23 septembre 2017

 

Le résumé :

Le groupe d’une dizaine de randonneurs se retrouve à la mairie du Contadour. Une fois le groupe au complet, nous remontons dans nos voitures pour gagner le départ de la rando au point « Le Trait ».
Une fois tout le monde en tenue, nous attaquons la toute petit partie de la randonnée sur goudron, le temps de gagner la Tinette, ancienne ferme auberge réputée.
Après la Tinette, plutôt que de prendre le sentier, raide, nous prenons la piste qui nous permet de voir de beaux paysages et un cheval, près d’un arbre. Se détachant du fond bleu du ciel, ils sont magnifiques.
Arrivés en haut du sentier boudé au départ, nous le prenons pour la suite car là, c’est plat !
Nous cheminons jusqu’à la bergerie effondrée et quittons provisoirement le sentier pour gagner un peu plus bas le borie en parfait état.
Après un retour sur le sentier nous le suivons jusqu’au Jas des Terres du Roux.
Cet ensemble, parfaitement restauré, constitué par la bergerie, la cabane du berger, la citerne et l’enclos est classé aux monuments historiques depuis 1993.
Nous continuons par le chemin derrière le jas pour monter au nord, vers une bergerie effondrée.
Nous continuons vers un cairn… Habituellement, on dit que les cairns sont des balises pour les voyageurs bien que ce ne soit pas une règle absolue. Ici, en regardant la carte, il semble que celui-ci soit à la limite entre les Terres du Roux et les Fraches. Serait-ce une borne de propriété ?
Aux Fraches, nous passons vers une longue bergerie en activité puis devant une autre dont la toiture est tombée, laissant sur place les arcs qui la supportaient. Tout près, nous faisons une halte devant un igloo … une petite protection pour un ou deux hommes.
Nous continuons vers le nord et croisons un groupe d’une vingtaine de personnes accompagné d’un chien qui ne leur appartient pas et qui décide de changer de groupe pour nous suivre.
C’est à partir de là que ça a commencé à foirer.
Nous passons devant le Jas des Agneaux, dont le moins que l’on puisse dire c’est que c’est la construction la plus moche de la journée.
Nous sommes bientôt sur la crête de la montagne de Lure que nous devons suivre peu de temps.
Alors que nous somme à proximité d’une géocache, je suis stupéfait de voir que le chien semble dressé à trouver les géocaches. Le voici qui se met à tourner inlassablement autour de l’endroit qui en dissimule une !
Et là, trahison suprême, j’apprends que l’une des membres du groupe, pourtant géocacheuse, a téléphoné au propriétaire de ce chien en or pour que le propriétaire vienne le chercher !
Alors que j’hésite à l’étrangler, un groupe d’une trentaine de personne nous rattrape et visiblement, je suis connu car l’une des personnes suit mon site internet ! A ben merde alors, on est plus qu’au milieu de nulle part, sur la crête de la montagne de Lure, un chien dressé à la recherche des caches nous accompagne et voila que quelqu’un que je n’ai jamais vu me reconnaît en passant … Heu … elle est où la caméra cachée ?
Bon, on marche avec l’autre groupe, ce qui me fait passer l’envie d’étrangler quelqu’un (heureuse diversion !) quand le maître  arrive pour récupérer son chien.
Tant pis … des centaines de points au géocaching s’éloignent avec les sommes astronomiques contre lequel j’aurai pu le vendre …
Une fois au Cairn du Pape, notre seul groupe bifurque vers le Cairn du sous-pape où nous décidons de l’endroit magnifique pour nous installer et faire la pause du pique-nique.
L’endroit est réellement magnifique, nous avons une vue vers le mont Ventoux, une herbe verte, un cairn magnifique, …
Je m’adosse à un arbre, sort ma gamelle de mon sac … quand un gros 4×4 blanc se pointe et s’arrête à 20 m de nous devant le cairn et une femme en sort pour le prendre en photos. Sans déconner, les gens viennent en 4×4 pour visiter ce coin perdu, non, mais c’est quoi cette connerie ? Elle peux par marcher ?
Cette randonnée est irréelle, je me calme en attaquant mon repas quand un autre 4×4 arrive se se gare … pile en face de moi à 50 m.
Je suis adossé à mon arbre, à des kilomètres de la civilisation la plus proche et ce second 4×4 noir se gare pile dans mon axe de vision. Mais c’est pas vrai … Qui c’est qui tient cette camera cachée de merde ?
Un couple en descend et semble chercher quelque chose … du coté de l’arbre où est placé une autre géocache (oui, je sais, j’en ai en pagaille dans le coin).
Pour ne pas être venu à pied ou en vélo mais en 4×4, je refuse de lever mon cul et de les aborder pour voir s’ils sont bien géocacheurs. Je MANGE !
Non, mais on est en plein rien du tout et il faut qu’ils s’arrêtent pile devant nous ! Je le crois pas !
Une fois le repas terminé, le 4×4 se barre. On en profite pour aller voir et le journal de visite n’a pas été signé aujourd’hui. Ils ne l’ont pas trouvés, normal, ils ne l’ont pas mérité !
Je fais des photos du cairn, des environs, quand on me demande quel est cet observatoire que l’on voit au loin avec des jumelles. Bon, sans les jumelles, je vois que dale.
Je note notre position et le besoin de regarder sur Peak Finder pour avoir le nom de la montagne concernée.
De retour à la maison, effectivement, à 12,5 km de nous, la Montagne de Bergiès abrite le CosmoDrôme, l’Observatoire Claude Tavenier.
On repart et l’irréel continue. Après des groupes improbables d’où on me reconnait, après un chien dressé au géocaching, alors que je ne cesse de dire qu’on est au milieu de nulle part et bien on tombe sur 2 semi-remorques. C’est normal …
Ils chargent du bois.
Le groupe continue vers le grand Fayard que l’on ne peut approcher car derrière une clôture pour animaux.
Le groupe poursuit vers les deux bergeries que je veux absolument approcher pour faire des photos afin de créer mon premier waymark dans la catégorie des lieux de cinéma … et tout ce qui peut foirer foire car les deux bergeries sont derrière deux clôtures pour animaux. Pour la bergerie de Jules, des ânes viennent même nous saluer. Je regarde un peu croyant reconnaître l’âne de Shrek, mais non, ils se taisent. Enfin quelque chose d’à peu près normal.
Nous continuons et au plus mauvais moment, alors que nous sommes sur la piste à flanc du ravin de Font Brune, le vide à gauche et un talus très raide à droite … et bien c’est le moment choisi par les deux semi-remorques pour débouler à font. On saute sur le talus pour les éviter et je pense être maudit !
Je fait le reste de la randonnée en roue libre jusqu’aux voitures, heureusement proche, je refuse de continuer à noter les événements !
On boit le thé glacé accompagné de chocolat, de gâteaux, … et le groupe se sépare.

La carte :
Estimations :
Longueur : 11 km
Dénivelé cumulé : 273 m
Géocaches : 8
La carte interactive de la journée

 

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Les photos de la journée

Un 360° de cette journée
Le cairn du sous-pape

83-04 – Esparron – Rand’eau – Le canal du Verdon

83-04 – Esparron de Verdon – Rand’eau – Le canal du Verdon

samedi 15 septembre 2018

Blason Esparron-de-Verdon

La carte : 

Le déroulement : 

Une courte randonnée avec un départ dans le Var (Saint Julien le Montagnier) mais dès les premiers mètres nous étions serons dans les Alpes de Haute Provence (Esparron de Verdon) pour toute la randonnée.

Le sentier a été aménagé afin de supprimer les quelques passages dangereux et étroits entre le canal et le lac, aussi, il nous faut de temps à autre descendre dans le canal et en ressortir. Cezs changement se font par des sentier, quelques fois des escaliers mais toujours bien aménagés et bien indiqués.

Nous avons suivi ce canal du Verdon.

Cet ancien un canal d’irrigation, construit de 1866 à 1875, pour amener l’eau du Verdon à Aix-en-Provence. Il a été progressivement abandonné dans les années 1970.   
Le barrage de prise d’eau, commencé en 1866 en amont du village de Quinson, a été achevé en 1869.
Le 15 août 1875, les eaux du Verdon arrivent à Aix-en-Provence, à la fontaine de la Rotonde, spécialement construite à cet effet. Au total, les travaux s’étalent sur une quinzaine d’années et s’achèvent vers 1878, l’eau du Verdon pouvant alimenter les communes d’Aix-en-Provence, Venelles, Rognes, Saint-Cannat et Lambesc : près de 3 000 hectares ont pu ainsi être irrigués, grâce aux techniques traditionnelles dites à la raie et au tour d’arrosage.
Plus de 500 ouvriers ont participé aux aménagements, tous des bagnards condamnés aux travaux forcés.
Wikipedia

Nous le quittons au niveau du premier tunnel, fermé depuis un an au passage des randonneurs pour assurer la tranquillité des Chauves-souris qui y nichent.

Nous passons par la colline pour redescendre plus loin après le troisième tunnel.

Nous pique-niquons et nous baignons sur une plage en face d’Esparron, sur une petite plage que nous avons privatisée (y’a pas grand monde !!!).

Nous parcourons une petite boucle qui nous ramène au canal pour le retour par le même chemin

Les informations techniques estimées : 

  • Longueur estimée : 9 km
  • Dénivelé : 137 m
  • Géocaches : 4

Merci de lire : 

    • Mise en garde : Je ne suis pas guide, ni accompagnateur professionnel, je ne représente pas une association, de ce fait je décline toute responsabilité lors de cette sortie en cas de blessure, chute, …
    • Vérifiez avant de vous inscrire si vous avez une assurance personnelle
    • On pense à prendre de l’eau (1,5 l minimum), le pique-nique, un verre, …
    • Indispensable : maillot de bain (sauf si naturiste !) et une bouée canard jaune à bec rouge
    • Appareil photo conseillé
    • Pas de chien

Les photos de mon précédent passage :

83 – Artignosc – RandoCool – La tournée des chapelles

83 – Artignosc – RandoCool – Les chapelles et fontaines

samedi 1 septembre 2018

Blason 'Artignosc sur Verdon

La carte : 

Le Résumé : 

Nous sommes 10 randonneurs et un chien à partir du village d’Artignosc sur Verdon pour une tournée des chapelles … et des géocaches du secteur.
La première cache est sur le parking et elle est débusquée très vite.
La première chapelle sur notre chemin, sans géocache, est la très modeste chapelle Ste Trinité.
Après une pause, nous repartons et quittons le goudron pour gagner la source des Rangs ou nous signons conjointement le FTF.
Un peu de forêt et nous sommes à la chapelle Ste Ephémie (où j’ai co-signé le FTF samedi dernier) que Nathalie débusque rapidement.
Nous sommes alors sur un terrain à découvert mais le soleil ne cogne pas encore et nous signons conjointement un nouveau FTF avant d’arriver à la Ferme templière Fontayne.
Près de la ferme, on cherche en vain à comprendre les énigmes et les coordonnées de la tradi qui est en fait une multi ou une mystery et on fini par renoncer.
On continue notre randonnée pour arriver à un endroit qui d’après IGN est un chemin mais qui est gardé par une chaine et des panneaux. Une géocache est par là … On y va !
Le groupe reste à l’ombre, sur le coté le temps que 2 géocacheurs s’éfforcent de trouver une cache qui nous échappe. Tant pis.
Nous continueons, passant par des zones où devrait être gardé du bétail et où il est nécessaire d’ouvrir puis refermer les clôtures électrifiées en utilisant les poignées isolantes bien que l’électricité soit éteinte en ce moment (et les champs vides).
Arrivés sur la commune de Baudinard sur Verdon, au hameau de Blanquet, nous nous dirigeons à la chapelle Saint Michel pour le pique-nique !
Une table, divers bancs, les escaliers de la chapelle, beaucoup d’endroits sont à notre disposition pour notre repas.
Après le repas et quelques photos, la cache du coin est vite débusquée bien que son camouflage soit particulièrement soigné (bravo et un PF pour son auteur).
Tout le monde s’installe ici ou là pour faire une sieste réparatrice mais je donne le signal du départ après avoir laissé dormir la troupe.
La descente vers le retour se passe sans problème, ajoutant la cache de Notre dame la Brune au passage et bientôt nous sommes de retour à Artignosc sur Verdon.

Les informations techniques estimées : 

  • Longueur : 14 km
  • Dénivelé : 210 m
  • Géocaches : 7

Les photos : 

La vue 3D de notre randonnée :

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