04 – Saint Maime – RandoCool – La crête du Grand Tatet

04 – Saint Maime
RandoCool
La crête du Grand Tatet

3 novembre 2018

La carte :

Le résumé :

Cela faisait un bon moment que je voyais la cache multi de Saint Maime crée par Stellanou, une amie géocacheuse. Cette cache n’est pas trop loin. Il fallait programmer une randonnée mais le secteur ne permet pas de faire un tracé une assez long. Cette crête oblige à faire un aller-retour alors que je préfère les boucles. J’ai donc remis, remis sans cesse, cette cache.
Et puis récemment, j’ai décidé que « c’est bon, assez repoussé », j’organise la la rando au départ de la route entre Volx et Mane pour monter au village, la chapelle (j’ai déjà cette cache à mon actif), le château et faire tout le long de la crête, une boucle au bout (pour trois autres caches !) et retour par le même chemin.
Et puis la pluie est annoncée et je dois remettre encore une fois.
Aujourd »hui, c’est bon, il fait beau, on est un petit groupe de 7 personnes dont trois géocacheurs, Nicoulina est dans le groupe et Marie-Françoise est la touriste du géocaching. On se lance !

On commence par l’église Sainte Maxime.

L’église paroissiale Saint-Maxime est d’abord construite au xive siècle. De cette époque sont conservées la chapelle latérale (dont les consoles sont sculptées de têtes humaines, d’un loup et d’un agneau et une partie des murs, dont la fenêtre trilobée de la façade occidentale. Elle possède un campanile en ferronnerie remplaçant le clocher originel détruit par la foudre mais ce dernier est vide. Les cloches sont plus bas.

Nous traversons le village et je suis très agréablement surpris de voir une rareté : une cabine téléphonique publique ! C’est une catégorie de waymark rarissime … mais la cabine est vide. Pas de waymark à faire ici ! Nous continuons notre promenade, passons devant une antique Simca Aronde et nous quittons la partie habitée du village pour bientôt atteindre la chapelle Sainte Agathe, le château et son donjon ou tour de guet.

La chapelle Sainte-Agathe et la tour du château comtal ont probablement été construites au douzième siècle. Outre quelques pans de murs restants, elles sont les seuls témoins de ce château qui demeurent encore.
En 1220, Raymond Bérenger V de Provence, Comte de Provence épouse Béatrice de Savoie. Certains historiens pensent qu’ils ont résidé dans ce château avec leurs quatre filles : Marguerite, Eléonore, Sancie et Béatrice qu’on nomme « les quatre Reines ». Certains pensent que cette histoire relève de la légende. Au xive siècle, le château appartient au seigneur des Agoult et dépend de la vicomté de Reillanne. Au seizième siècle, il devient propriété du Marquisat d’Oraison. Depuis, il est en ruine.

La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du quatre mars 1928 avec le château. Je vais donc pouvoir faire quelques waymarks (chapelle, vielle église, église médiévale, château fortifié, monuments historique, Scenic Overlooks, …) !

Nous trouvons rapidement la cache de la chapelle et nous continuons note quête de la multi vers la tour du château. Une fois tous les éléments en main, nous projetons le lieu supposé de la cache obtenu par la récolte des éléments et nous reprenons la route confiants car c’est bien sur la crête.

Maintenant, on nage dans le bonheur avec de magnifiques paysages : la Roche Amère, le massif de Bellevue, Dauphin, Reillanne, Les dômes de Saint Michel l’Observatoire, Mane, Forcalquier, … Et plus loin, la cache !

Nous trouvons facilement la cache mais le col de la boite, sans être excessivement étroit, empêche le journal qui s’est déroulé de sortir. Un couteau est nécessaire et sans l’abîmer, je réussi à le sortir. Ouf ! Une fois les signatures mises, je demande si quelqu’un a un élastique … personne dans le groupe. Je me fouille … et c’est bien sûr ! J’ai un petit sachet. Je mets le journal dans le sachet, je mets le sachet dans la boite et le haut du sachet dépasse. On peut tirer sur le sachet pour extraire le tout sans rien abîmer ! Je laisse un p’tit PF car cette cache, bien placée le mérite.

Cette crête a été un vrai bonheur mais maintenant, nous aurons moins de beaux paysages car la partie de la crête s’élargit et nous sommes en sous-bois. Plus loin, on dérange un sanglier. On ne peut le supposer car nous n’avons rien vu mais j’ai assez clairement entendu un grognement suivi du bruit d’un animal qui détale.

Avant d’entamer la boucle, on se dit que l’endroit est sympas pour le pique-nique et on s’installe. Ça tombe bien, c’est l’emplacement de la troisième cache du jour. Quel hasard ! Les deux géocacheurs du groupe se mettent en chasse de la cache et c’est bredouille que vingt minutes plus tard, on s’installe pour manger.
Après le repas, je ne sais pas si le rhum y est pour quelque chose mais on ne fait pas mieux. Tant pis !
On va partir vers la gauche pour la descente et on remontera par les autres caches pour repasser ici et rentrer à Saint Maime. Trois randonneurs décident de nous attendre là.

La descente est agréable avant d’avoir une courte partie de goudron et c’est bientôt le retour sur le sentier qui va nous permettre de remonter vers la crête.

Arrivé sur l’emplacement de la cache, je vois une belle souche. Je tape dessus pour attirer l’attention de Nicoulina en lui disant que je pense avoir trouver l’emplacement quand une abeille sournoise sort du trou. Je sort mon appareil photo mais une seconde, une troisième et toute une escadrille en règle d’abeilles nous prend en chasse. N’écoutant que notre courage et notre connaissance approfondie de la forêt et du milieu sauvage … on prend la fuite en courant.
Au bout d’une cinquantaine de mètres, alors que l’on est en droit de penser raisonnablement être sortis de leur zone, j’entends que l’une d’entre elle au moins me piste toujours alors que les autres randonneurs semblent plus tranquilles. Je m’agite, secoue ma tête avec ma casquette mais je l’entends toujours qui bourdonne dans mon oreille … sale bête !
Une amie s’approche me dit que y’a rien … mais je l’entends qui bourdonne !
Elle envoie la main et se rend compte que cette saleté est dans le col de ma chemise. La randonneuse, ma sauveuse (je suis à la limite de la crise de nerf), l’écrase et elle tombe au sol. On repart mais j’entends à nouveau un bourdonnement. Observation ? Rien … Mais je l’entends !
Cette autre sale bête est dans ma casquette que j’agitai plus tôt pour me débarrasser de la première que personne ne voyait, dans le col.
Pour éviter un troisième membre de cette unité d’élite on repart. Pour la cache, ben on s’en tape un peu dans l’histoire car dans notre malheur d’avoir été pris en chasse par une escadrille d’abeilles particulièrement agitées … et bien personne n’a été piqué !

Arrivé sur le site de la cinquième cache, on trouve ce qui correspond à l’indice. On cherche autour, on cherche dessous et que dalle. Bon après, ok, on est partis chercher une micro au milieu de nulle part. Fallait un peu s’y attendre. Moi, les macros, je les mets en ville ou à proximité immédiate. En plein milieu de nulle part, je mets des boites plus grandes, capable de détenir des TB par exemple.
Comme on doit encore refaire toute la crête et redescendre au pied de St Maime, on abandonne vite. Je ne suis pas à une cache près et là, j’en laisse trois : celle du repas, celle de la ruche et celle-ci … tant pis !

On récupère les trois randonneurs laissés le matin et on reprend notre périple par sa partie la plus agréable, la crête, d’abord par le sous-bois puis par la partie dégagée qui nous permet quelques très belles vues sur notre si beau département (et je rappelle que je ne suis pas chauvin. Si je dis que notre département est le plus beau, c’est vrai).

Le temps d’une pause, Nicoulina et moi, benchmarkeurs accomplis, nous nous interrogeons sur une repère rencontré le matin qui n’était pas trop notre priorité mais qui le devient maintenant que nous sommes débarrassés des géocaches, de la plus grande partie de la randonnée et qu’il ne nous reste plus que très peu de route à faire. Le repère est-il un repère IGN ? Lors de la préparation de la randonnée, j’avoue ne pas trop avoir regardé en haut si nous aurions un site géodésique. Je sors donc mon smartphone et l’application de l’IGN me confirme que oui … mais sa description nous laisse un peu dans l’étonnement. Les coordonnées semblent bonne mais la description pas du tout. Il n’existe qu’un seul moyen d’être sûr … finir la randonnée puisque nous devons repasser à cet endroit.

Une fois sur place, on confirme les coordonnées mais sur un endroit aussi étroit, on doit bien avouer que rien ne ressemble à l’indication fournie par l’IGN : un bloc de béton avec un piquet en fer à son sommet. De retour à la maison, j’ai accès à la fiche détaillée et si le repère vu est le bon, il aurait dû être à 2, 57 m d’un autre, décrit sur la fiche simplifiée et c’est ce dernier qui est absent. Nous avons croisés des chevaux sur la crête. Je pense que les cavaliers voyant un bloc de béton avec un piquet en fer à son sommet, juste sur une partie étroite on tout simplement tout foutu en l’air dans le mépris le plus total du respect de la propriété de l’IGN.

Le passage au château, à la chapelle, au village, à l’église ne sont alors plus qu’une formalité et bientôt nous partageons le thé de fin de rando.

Les informations techniques estimées :

  • Longueur estimée : 10 km
  • Dénivelé cumulé : 265 m
  • Géocaches : 5

Les photos de la journée :

La carte interactive (possibilité de télécharger le GPX) : 

LogoGpsies

Une photo à 360° prise sur la crête :

360Cities

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